Un Tailleur se fait brûler vif à Mopti

Rédigé le Vendredi 8 Décembre 2017 à 22:09



Un Tailleur se fait brûler vif à Mopti
Les faits se sont passés dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 octobre 2017, à Mopti (quartier Médina Coura) non loin de la maison de Dramane Diakité ancien maire délégué dudit quartier. Selon la première version, cette nuit-là, accompagné d’un ami, Alassane Diop un tailleur de 20 ans qui travaillait à l’atelier de Balé Kanta sis au quartier Mossinkoré (Mopti) après le stade Baréma Bocoum s’est dirigé vers la boutique de Boubacar Diallo aux environs de 03 h du matin. Il aurait cassé les cadenas afin d’emporter les produits de valeur et de l’argent qui se trouvaient à l’intérieur. 
 
Pris en flagrant délit de cambriolage, un groupe de jeunes lui aurait fait boire de l’essence après l’avoir déshabillé et aspergé son corps avec ce même produit hautement inflammable afin de le brûler vif. Par compassion, quelques personnes ont voulu l’évacuer à l’hôpital régional Sominé Dolo en dépit de son état totalement désespérant pour qu’il y reçoive des soins susceptibles de le sauver. Malheureusement quatre jours après son admission, Alassane Diop dont les organes vitaux n’en pouvaient plus a finalement payé son tribut à la nature.
 
Après son enterrement, ses parents en rage se sont empressés pour aller déposer une plainte au commissariat de police de la ville de Mopti. Ils seront encore peinés lorsqu’ils ont su que la première conclusion des enquêtes a révélé, sans ambiguïté aucune, que le tailleur de 20 ans a été lynché parce qu’il fut pris en train de cambrioler la boutique d’un de ses concitoyens. Mais, les parents de la victime ne lâchent pas prise. Plus que jamais décidés de tirer au clair cette histoire qui, dès le début, a pris l’allure d’une controverse, quelques jours plus tard, une nouvelle plainte fut déposée près le Tribunal de grande instance de Mopti. Cette fois, le sulfureux dossier est confié à la Brigade territoriale de la gendarmerie.
 
La seconde version des faits qui est moins répandue, elle avance la thèse d’un règlement de compte lié à une banale histoire de fesses entre Alassane (la victime) et ceux qui l’ont brûlé vif. Avant le verdict qui tarde à tomber (initialement attendu le 27 octobre 2017) Brehima Camara, Boubacar Tantina et le boutiquier Boubacar Diallo tous domiciliés à Médina Coura ont été déférés. Enfin, on a également appris que d’autres personnes en fuite sont activement recherchées dans le cadre de l’enquête.

Source : La Sirène