Crash EgyptAir : quelles sont les hypothèses envisagées ?

Rédigé le Samedi 21 Mai 2016 à 15:55



Crash EgyptAir : quelles sont les hypothèses envisagées ?
Il est trop tôt pour définir les circonstances exactes de la disparition du vol MS804 Paris – Le Caire d’EgyptAir, qui a décollé de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle à 23h09 mercredi 18 mai avec à son bord 56 passagers et 10 membres d’équipage. Les conditions météo étaient bonnes, précise Europe 1 ce mercredi matin.
 
"Le pilote comptait 6000 heures de vol, son copilote en comptait 4000 et il n’y avait aucune matière dangereuse à bord de l’A320", a indiqué le vice-président de la compagnie aérienne à la chaîne CNN. Le signalement de l’avion a été perdu peu de temps après son entrée dans l’espace aérien égyptien au-dessus de la Méditerranée, alors qu’il se trouvait à 37 000 pieds d’altitude.
 
Défaillance technique ou attentat ?
 
"Aucune hypothèse n’est à écarter", a affirmé Manuel Valls au micro de RTL. En outre, les pistes d’une défaillance technique ou d’un acte terroriste semblent les plus plausibles pour le moment, même si Roissy-Charles de Gaulle reste l’un des aéroports les plus sécurisés au monde.
 
Des centaines de policiers et de militaires assurent en effet la sécurité de l’infrastructure d’où a décollé l’Airbus. Chaque bagage placé en soute est passé aux rayons X, chaque passager contrôlé, le tout enregistré par des milliers de caméras de vidéosurveillance. "Difficile d’imaginer qu’un passager muni d’une ceinture explosive soit parvenu à monter à bord", affirme Europe 1.
 
Pour autant, les spécialistes de l'aviation, à l'instar de Gérard Feldzer, interviewé par Le Parisien, privilégient la thèse de l'attentat. "Le contexte dans cette région nous amène à conserver comme hypothèse intéressante pour ne pas dire favorite le terrorisme", a souligné l'expert aéronautique Michel Polacco sur LCI. Ils sont prudemment accompagnés dans ce sens par le ministre de l'Aviation civile Chérif Fathy : "La situation peut, et je dis bien 'peut' car je ne veux pas spéculer (...), laisser penser que la probabilité [...] d'une attaque terroriste, est plus élevée que celle d'une défaillance technique."
 
Plus tard dans la journée, quelques sites rapportaient la revendication d'un attentat par l'organisation terroriste Etat islamique. Une rumeur bien vite démentie par le journaliste spécialiste du djihadisme David Thomson.